Documents du Ordre Cistercien de la Stricte Observance
Les documents à propos Laïcs Cisterciens
![]() Clôture et Solitude du Cœur, ou la Garde du Cœur (Mother Gail Fitzpatrick)
Le sujet que j’ai choisi pour notre réflexion de ce soir peut paraître étrange. La clôture concerne bien sûr les monastères, mais qu’est-ce que cela peut bien avoir à faire avec les laïcs, des hommes et des femmes menant des vies bien occupées dans le monde? J’ai choisi ce sujet pour deux raisons. D’abord parce que la clôture est une réalité de notre vie de moines et de moniales cisterciens, et actuellement nous étudions et échangeons pour discerner comment nous sommes appelés, au 21ème siècle, à vivre cette réalité de façon authentique. C’est donc un sujet très actuel—sur lequel on débattra au prochain Chapitre Général. La seconde raison vient de l’expérience de nos Associés des Cisterciens de l’Iowa. Il y a environ deux ans, nos Associés nous ont demandé de leur parler de la clôture pour les aider à comprendre ce que cela recouvrait, et à essayer de mieux vivre cette dimension dans leur propre vie. C’est donc ce que nous avons fait, et nous avons eu un bon échange sur les différents niveaux de la clôture. À la fin, nous en sommes arrivés à la question suivante: Cette pratique monastique de la clôture concerne-t-elle vos vies de laïcs? Un an plus tard, j’ai appris que beaucoup d’Associés avaient pris cette discipline monastique à cœur et avaient introduit des changements importants dans leur vie dans l’esprit de la clôture et de la solitude du cœur. J’ai été très touchée par le sérieux de leur réponse. Je vous partagerai plus loin quelques unes de leurs expériences. Mais commençons par considérer ce qu’est la clôture pour les moines et les moniales. Quelle est sa valeur et son but? Comment la vit-on? Je dirais qu’il y a trois niveaux ou trois façons de comprendre le mot clôture. Il y a le niveau matériel. Si vous voyez un écriteau sur une palissade ou une porte indiquant "Clôture", vous savez immédiatement que seuls ceux qui appartiennent à cette communauté monastique habitent à l’intérieur de cette limite physique. La "clôture" est un espace particulier, clairement défini, dans lequel peuvent seulement entrer les membres de la communauté, et dont ils ne sortent que pour des raisons bien précises. On peut aussi comprendre la clôture au niveau juridique. On parle de "clôture papale", de "clôture constitutionnelle", et actuellement nous les Cisterciens nous parlons de "clôture monastique". Ces termes renvoient à différents genres de droit. Pour être reconnus par l’Église comme ordre monastique, nous devons choisir la forme de clôture la plus appropriée à notre façon de vivre, et l’Église doit approuver ce choix. Après quoi, les communautés et leurs membres sont tenus à respecter ce cadre juridique. La discussion actuelle dans l’Ordre se situe principalement à ce niveau. Elle concerne surtout les moniales de l’Ordre, mais elle peut aussi toucher la vie des moines. Puis nous en arrivons au troisième niveau. Qu’est-ce que cette pratique juridique et plutôt matérielle a à voir avec la vie ? Quel effet a-t-elle ou devrait-elle avoir sur la vie spirituelle des moines et des moniales ? Dans sa lettre à l’Ordre en 1985, Dom Ambrose Southey écrivait: "La clôture n’est pas une valeur monastique. C’est une aide matérielle pour protéger quelque chose qui est une valeur monastique—la solitude." En d’autres termes, on pourrait parler de pureté de cœur. Cassien enseigne que la pureté de cœur est le but de la vie monastique. Je vois la pratique ou la discipline de la clôture comme une garde du cœur. Pratiquer la garde du cœur, c’est reconnaître que beaucoup de choses peuvent être bonnes en elles-même, mais qu’elles ne contribuent peut-être pas à faire grandir mon cœur dans l’amour, la compassion, à me centrer sur Jésus Christ et le don de moi-même, jour après jour, heure après heure, dans la prière pour le Royaume. Beaucoup de choses sont bonnes, mais la garde du cœur consiste en un discernement continu de l’appel de Dieu, l’appel à l’amour, elle consiste à exclure de notre cellule intérieure ce qui est superficiel, la curiosité, les animosités qui détruisent le règne de la paix de Dieu en nous. Dans un document récent sur la clôture, une moniale cistercienne écrit ceci: "Le cœur du moine, purifié par l’ascèse, devient l’espace où toute la création entre dans le silence de Dieu et la solitude de l’adoration. Le vrai cloître ou la clôture, c’est le cœur d’une personne consacrée à un amour de Dieu sans partage, et non l’espace clos du cloître." Dom Bernardo, dans sa communication au Synode des évêques sur le thème de la vie religieuse, a dit ceci: La solitude du cœur et la concentration de toute notre force dans la quête de Dieu, exigent une solitude intérieure fortifiée par la solitude extérieure. En parlant de la clôture matérielle, j’ai évoqué les signes de la clôture comme une porte qui à la fois permet et empêche d’entrer, et permet et empêche de sortir. Sa fonction est double. Nous pouvons alors nous demander: qu’est-ce que la clôture exclut du monastère ? Au 12ème siècle, St. Bernard a dressé une liste qui est encore valable aujourd’hui. Il écrit: "Tu es seul, si ta pensée ne se ramène pas à des banalités, si tu ne t’affectionnes pas aux choses présentes, si tu dédaignes ce qu’admire la multitude, si tu ressens du dégoût pour ce que tous désirent, si tu évites les querelles, si tu restes insensible aux torts, si tu ne te souviens pas des injures." (Cantique des Cantiques 40:5) À la liste de Bernard, je voudrais ajouter quelques unes de nos bêtes fauves du 21ème siècle, auxquelles nous aimerions barrer l’entrée: la surconsommation, le matérialisme et la sécularisation propres à nos cultures, les idoles de notre monde du loisir et des sports, et la surinformation—il s’agit toujours du discernement de la frontière subtile entre ce qu’il est nécessaire de savoir pour porter dans notre prière les fardeaux et les souffrances de notre monde, et ce qu’il est inutile de savoir...ce qui est pure curiosité. Je voudrais ajouter aussi au discernement la question suivante: qu’est-ce qui est loisir et détente nécessaires et légitimes ? Vous pouvez sans doute allonger la liste à partir de votre propre expérience. Nous venons d’utiliser l’image de la porte qui empêche d’entrer, comme signe indiquant une limite. J’aimerais maintenant parler brièvement de ce qui se vit de l’autre côté de la porte ou de la clôture. Je suis entrée au monastère en 1956. Durant toutes ces années, j’ai beaucoup pu voir l’autre côté de la porte ou de la clôture, au quotidien. Pour moi, cela n’a jamais été une barrière ou quelque chose d’emprisonnant. En fait, je me suis sentie profondément unie au monde, surtout aux personnes souffrantes. Je connais des moines et des moniales qui se sont sentis appelés à une union très profonde au Christ à travers des personnes souffrant de différentes façons. Une moniale fait l’expérience d’une grande compassion pour les femmes, spécialement dans notre monde contemporain, et prie avec larmes pour ceux qui portent le fardeau de la violence. Il semble vrai en effet que les expériences et les engagements étant restreints ou diminués, on vit à un niveau plus profond. Ce n’est pas un phénomène propre aux moines ou aux moniales, mais cela fait partie des conséquences d’une plus grande solitude et d’une garde du cœur consciente. Une certaine distance est nécessaire pour porter la lumière de la Présence de Dieu et les ténèbres ou le mal de nos propres ombres comme des ténèbres des autres, et d’y répondre en profondeur. Pour les moines et les moniales, la distance ou l’espace peut être physique. Pour vous, la distance peut être plus virtuelle. C’est votre défi de laïcs cisterciens. L’essence de la clôture, c’est la garde du cœur. Le but de la garde du cœur, c’est d’être totalement disponible pour Dieu et pour l’œuvre de la conversion, de la compassion et de la contemplation auxquelles Dieu nous appelle en tant que cisterciens, consacrés ou laïcs. Je voudrais dire un mot sur cette trilogie. La conversion, la compassion et la contemplation sont les fondements de la spiritualité cistercienne. Saint Bernard en parle comme de trois degrés de la vérité (Dans son Traité sur les degrés d’orgueil et d’humilité): le premier degré de la vérité est la connaissance de soi, cette perception radicale de soi, en toute honnêteté. Je reconnais en moi une image de Dieu, un enfant aimé de Dieu, soutenu par sa grâce. Je reconnais aussi en moi cette image de Dieu défigurée, à cause de ma négligence, de mon orgueil, de mes façons de me placer au-dessus de Dieu et des autres. Cette vue honnête de soi-même est le commencement de la conversion, le dépassement de soi-même. Cette grâce de la conversion étant à l’œuvre en moi, je découvre le second degré de la vérité: la compassion. J’en viens à connaître et comprendre les autres à travers l’expérience de ma propre faiblesse. On n’apprend pas la compassion dans la force. On apprend la compassion à travers sa faiblesse. Et dans cette acceptation de notre propre faiblesse et vulnérabilité, et de celles de notre prochain, notre cœur est purifié et Dieu se révèle à nous, de multiples façons. Nous voyons Dieu. C’est la contemplation. Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Tel est le travail des cisterciens—le labeur de la conversion, la charité de la compassion et la joie de la contemplation. Il faut sans cesse y travailler, elles ne sont jamais acquises une fois pour toutes, nous n’en avons jamais fini! Saint Benoît écrit: "L’atelier où nous devons fidèlement travailler à ces tâches, c’est la clôture du monastère et la stabilité dans la communauté." Et donc nous en revenons à la clôture. Je ne prétends pas savoir comment les laïcs peuvent intégrer cette pratique monastique dans leur vie. Quelques Associés ont mentionné divers changements qu’ils ont introduits dans leur style de vie ou juste quelques idées qui leur sont venues. On peut les grouper en gros sous trois catégories: l’espace sacré, l’utilisation des médias et le respect des personnes. On peut aussi parler de ce discernement comme d’un filtre. Devant chaque motivation, chaque activité, chaque rencontre, on se pose la question: "Comment cela m’aide-t-il à mener une vie spirituelle ", à chercher Dieu dans tous les événements et les activités de ma vie ? Beaucoup de personnes très sensées utilisent ce filtre, surtout dans notre culture où les sens sont sans cesse suscités; mais ils utilisent ce filtre pour d’autres raisons.
En conclusion, je voudrais remercier tous ceux qui nous ont partagé leur propre façon de vivre l’essence de la clôture, qui est solitude et garde du cœur. Je voudrais aussi vous remercier, vous tous qui êtes à l’écoute de l’Esprit de Dieu dans votre vie. Je crois qu’on peut très bien adapter leI charisme de la spiritualité cistercienne, et que l’Esprit répandra ce don comme Dieu le veut. Nous savons que l’amour grandit dans la mesure où il est partagé. Je pense qu’il en est de même pour la spiritualité. Elle est plus vivante et s’approfondit quand beaucoup cherchent à la comprendre et à l’intégrer dans leur vie. ![]() Au-delà de Nos Propres Frontières (Dom Bernardo Olivera)Notre vie monastique cistercienne peut être considérée comme un charisme, c’est-à-dire comme un don de l’esprit pour l’Église du Christ. Ce don a été fait à un moment précis de l’histoire, dans une culture déterminée, pour répondre à des défis particuliers et, peut-être, en réaction à des situations déterminées. Tout cela est incontestable.
Le temps a une double incidence sur le charisme: il l’obscurcit et il l’illumine. Il l’obscurcit car le charisme est né dans un contexte local et à un moment déterminé. Il l’illumine car c’est justement au fil du temps que le charisme se détache des circonstances qui lui ont permis de s’incarner à l’origine. L’historicité de notre charisme exige la nécessité et impose le devoir d’un aggiornamento et d’une inculturation. L’inculturation ne suppose pas seulement référence aux lieux et aux temps ou aux époques. Elle suppose aussi référence aux genres (masculin et féminin), aux générations (jeunes, adultes, anciens), aux différents groupes sociaux (ruraux, citadins, ouvriers, professionnels...) et aux états de vie (clergé, consacrés, laïcs...). Le renouveau suscité par le Concile Vatican II a été un moment privilégié de ce processus d’aggiornamento et d’inculturation. L’époque postconciliaire nous a offert une autre nouveauté: la naissance de groupes de laïcs et laïques désireux de partager notre charisme au milieu du monde, des réalités humaines et des activités séculières. Il s’agit donc d’une nouvelle inculturation du charisme cistercien. Mais, attention! nous vous demandons d’être non pas des "photocopies" cisterciennes dans leur version monastique mais bien une version ré-incarnée du charisme; que vous nous en parliez en un autre langage, que vous en découvriez de nouvelles médiations, qu’il soit par vous ré-inculturé. Et vous n’avez pas à nous demander de permission pour cela, le charisme est un don que nous avons reçu et incarné dans l’histoire, mais nous n’en sommes pas propriétaires. Je vous invite à prendre des risques et à aller au-delà de nos propres frontières. En réalité, ce n’est pas moi qui vous invite, c’est l’Esprit, qui vous a parlé au coeur et vous a invité à recréer notre charisme cistercien en lui donnant une forme nouvelle. Voici les questions que nous pourrions nous poser: Beaucoup d’entre vous ont déjà répondu à beaucoup de ces questions. Dans plusieurs cas, ces réponses ont résisté à l’épreuve du temps, elles se sont avérées des valeurs stables et ont été regroupées en statuts. Aussi pouvons-nous aujourd’hui confronter nos trouvailles afin de continuer à chercher et à trouver. Que le Seigneur nous assiste de son Esprit créateur. Amen! ![]() La Participation des Laïcs dans la Famille Cistercienne (Dom Armand Veilleux)En 1098 un groupe de moines suivant la Règle bénédictine quittèrent leur monastère, appelé Molesme, pour continuer leur vie monastique sous une forme plus radicale et dans un esprit renouvelé. Le nouveau monastère s’appela Cîteaux. Après des débuts lents et difficiles, cette communauté attira de nombreuses vocations et fonda plusieurs autres monastères suivant le même style de vie. Toutes ces communautés restèrent unies par des liens de Charité et formèrent un "Ordre" monastique distinct à l’intérieur de la grande famille bénédictine. (Je souligne les mots "à l’intérieur", car ce serait une erreur de considérer la fondation de Cîteaux comme une rupture avec la famille bénédictine. Même aujourd’hui, la grande famille bénédictine est constituée de monastères appartenant à diverses congrégations regroupées dans la "Confédération bénédictine", mais aussi de tous les monastères qui suivent la Règle de saint Benoît, y compris les monastères cisterciens).
Tout au long des siècles, les monastères cisterciens, toujours plus nombreux et répandus dans des pays séparés par de grandes distances et des différences culturelles considérables, se regroupèrent en plusieurs Congrégations qui donnèrent également naissance à diverses Observances. À la fin d’une évolution historique longue et complexe, le tronc principal de la grande Famille cistercienne est divisé depuis 1892 en deux branches: l’Ordre Cistercien de la Commune Observance, qui utilise actuellement le nom latin de Ordo cisterciensis et l’Ordre Cistercien de la Stricte Observance, qui utilise actuellement le nom latin de Ordo cisterciensis strictioris observantiae. Divers groupes de moniales qui furent séparées de l’autorité de l’Ordre et mises sous l’autorité des Évêques au cours des derniers siècles, et qui retrouvèrent leurs racines cisterciennes forment maintenant des Ordres ou Congrégations autonomes, comme les Bernardines d’Esquermes et les Moniales de Las Huelgas en Espagne (appelées Congrégation cistercienne de Saint Bernard). Si nous ajoutons à celles-ci certaines Congrégations comme les Bernardines d’Oudenaarde, et quelques maisons individuelles, qui n’appartinrent jamais à l’un ou l’autre des "Ordres" cisterciens, mais qui furent toujours affiliées à l’un ou l’autre, nous avons ce que nous appelons depuis quelques années la Famille cistercienne. On devrait même y ajouter quelques monastères cisterciens anglicans. Or, lorsque nous avons organisé une réunion—appelée synaxis—de tous les représentants de cette Famille cistercienne à Cîteaux, en 1998, à l’occasion du 9ème centenaire de la fondation de Cîteaux, nous avions aussi quelques représentants de ce que nous appelons le "laïcat cistercien". Le Chapitre Général de l’Ordre des Cisterciens de la Stricte Observance, en 1996, avait mentionné dans un vote que ce laïcat cistercien devait participer à celle célébration; et ces laïcs cisterciens furent même mentionnés dans la lettre que le Pape écrivit à la famille cistercienne à cette occasion. Congrégations cisterciennes en particulier, mais bien à la "Famille cistercienne", reconnaissant ainsi le grand mouvement de communion qui nous a tous conduits a une nouvelle prise de conscience de l’existence d’une telle "famille", malgré les différences de styles de vie et la diversité de structures juridiques. Et il est très intéressant également de voir ce que le Pape dit du laïcat cistercien, et dans quel contexte il le fait. Le contexte général est la redécouverte du rôle des laïcs dans la vie de l’Église, depuis Vatican II. Durant une longue période de l’histoire de l’Église, la spiritualité fut développée surtout par des Religieux et pour des Religieux, et presque tous les ministères dans l’Église étaient des ministères cléricaux. Dans la ligne des intuitions de Vatican II, le Synode sur "La vocation et la mission des laïcs dans l’Église et le Monde", en 1987, non seulement souligna la spiritualité du laïcat et son rôle dans la mission de l’Église, mais aussi le droit des laïcs à se réunir en communautés, suivant diverses orientations spirituelles. Ce que nous avons vu depuis—et même avant cela—a été non pas tellement le développement de communautés composées seulement de laïcs, mais des communautés ou des mouvements composés de Chrétiens de tous les états de vie—laïcs et clercs, personnes mariées et célibataires—unis par une même spiritualité et une même mission. Nous constatons aussi que beaucoup de laïcs ont trouvé leur support spirituel ou même leur identité spirituelle, dans le charisme de communautés religieuses existantes, soit actives, soit contemplatives. Il y a eu une période où de nombreuses personnes, surtout des jeunes, voulaient participer, au moins pour quelques années, à la mission d’une communauté religieuse, spécialement dans les Jeunes Églises. Mais graduellement les laïcs ont commencé à désirer participer non seulement à la mission d’une communauté, mais aussi à sa spiritualité et, dans une certaine mesure, à sa vie. C’est dans ce contexte général que nous devons comprendre la mention du laïcat cistercien faite par le Pape dans sa lettre à la Famille cistercienne. Le contexte plus immédiat de cette mention est cistercien. Les premières communautés cisterciennes, comme toutes les communautés monastiques de leur temps, avaient une familia, qui était composée d’un petit groupe de travailleurs salariés, distinct du groupe des frères convers—lesquels étaient plus intégrés dans la vie de la communauté. Nos monastères ont toujours eu des "oblats" c’est-à-dire des personnes vivant en communauté sans, pour une raison ou une autre, faire des voeux. Mais, traditionnellement, nous n’avons pas eu d’"oblats externes". Presque tous les monastères ont cependant eu quelques personnes spirituellement rattachées à la communauté d’une façon non juridique mais réelle, vivant à l’hôtellerie ou près du monastère, comme "familiers". Plus récemment, c’est-à-dire au cours des dernières décennies, de plus en plus de personnes laïques ou de groupes de laïcs ont demandé à devenir "oblats" ou à être associés avec l’Ordre ou avec l’une ou l’autre de nos communautés. Ce mouvement se répand rapidement et de diverses façons. C’est là où nous en sommes actuellement. Il faut d’abord souligner une chose importante. Notre Ordre est une "communauté de communautés". On n’entre jamais dans l’Ordre comme tel. On devient toujours membre de l’Ordre en entrant dans une communauté locale. L’Ordre cistercien a une orientation spécifiquement cénobitique. Par conséquent, la vocation cistercienne n’est jamais la vocation à un soi-disant "esprit cistercien"; c’est la vocation à une communauté locale, ou à l’esprit cistercien incarné dans la vie d’une communauté locale. Par conséquent, la seule façon de devenir un "laïc cistercien" n’est pas à travers une sorte de lien juridique personnel avec l’Ordre cistercien; c’est plutôt en établissant une lien personnel de communion avec une communauté cistercienne locale concrète, soit de moines soit de moniales. Cela peut se réaliser de deux façons diverses. Ou bien une personne développe une relation personnelle avec une communauté. Elle peut trouver son support spirituel dans le fait de prier avec cette communauté, de participer à l’Eucharistie ou à la Liturgie des Heures. Elle peut recevoir le service de l’accompagnement spirituel d’une des soeurs ou d’un des frères. Cela a toujours existé, bien que ce soit plus fréquent de nos jours; et ce phénomène n’a aucunement besoin d’être structuré. Lorsque des laïcs expriment le désir de quelque chose de nouveau dans ce domaine, ce que j’ai personnellement toujours recommandé a été de former auprès de la communauté monastique, une communauté de laïcs ayant sa propre identité et sa propre vie et d’établir des liens de communion entre les deux communautés. Je crois fermement que c’est la meilleure façon de découvrir graduellement de nouvelles façons d’incarner l’esprit cistercien dans l’existence quotidienne de laïcs ordinaires. C’est aussi la meilleure façon pour les laïcs d’éviter le danger de jouer au moine ou à la moniale dans le monde. Un charisme n’appartient pas à une personne particulière ou à un groupe particulier. Il appartient à l’Église, c’est-à-dire au peuple de Dieu. Ceux qui vivent selon ce charisme à un moment déterminé de l’histoire en sont les gardiens. Les moniales et les moines cisterciens d’aujourd’hui ne possèdent pas le charisme cistercien; ils en sont les gardiens. Je crois fermement, à partir de ce que j’observe depuis des décennies, que l’Esprit Saint veut donner une nouvelle expression de ce charisme de nos jours, dans la vie de laïcs. Seuls des laïcs recevant ce charisme d’une communauté monastique et le développant au sein d’une communauté laïque peuvent trouver graduellement, à travers leur expérience concrète ce que l’"Esprit dit à l’Église" à cet égard. Cela requiert à la fois une vie autonome pour la communauté laïque et, d’autre part, une communion et un dialogue constant avec la communauté monastique. Le dialogue avec la communauté monastique peut se faire de diverses façons. En plus de la participation dans la prière et la célébration liturgique, et peut-être aussi dans quelque forme de travail ou d’apostolat, surtout à l’hôtellerie du monastère, ce peut être un dialogue avec l’abbé ou avec quelques moines nommés par lui, ou même avec toute la communauté en certaines circonstances. Le discernement au sein de la communauté elle-même doit être un discernement constant—une écoute constante de l’Esprit. Les laïcs ne doivent pas demander à l’Ordre de leur dire ce qu’ils doivent être. Ils doivent le découvrir eux-mêmes. Actuellement les groupes de "laïcs cisterciens" associés à diverses communautés, se sont développés de façons diverses. Je considère cette diversité comme très positive. Chaque groupe, tout en conservant sa propre identité doit demeurer ouvert au changement et à la croissance, et apprendre des autres. Je crois qu’il est trop tôt pour créer des structures communes. Si de telles structures sont nécessaires, elles se développeront d’elles-mêmes. Une différence importante entre les groupes d’Associés, aux États-Unis, est que certains groupes acceptent en leur sein des non-Catholiques, alors que d’autres ne le font pas. Les deux options me semblent légitimes. Tout comme il y a quelques communautés monastiques de Cisterciens luthériens, et tout comme il y a quelques-unes de nos communautés monastiques cisterciennes qui ont—ou ont eu—dans leur sein un ou l’autre non-Catholique, de même il peut être positif, en notre temps d’oecuménisme, que des non-Catholiques appartiennent à une communauté de cisterciens laïcs. Évidemment, ceci ne doit pas devenir une norme. Cet exemple montre bien qu’il n’est pas encore temps d’établir des normes; c’est plutôt le temps, actuellement, d’établir la communion entre communautés se respectant mutuellement dans leurs différences. Quant à la dimension des groupes, je ne crois pas qu’elle doive faire problème. Évidemment, on ne gère pas un groupe de 60 comme on gère un groupe de 10 ou 12 personnes. Il pourrait y avoir avantage à créer au sein d’une grande communauté des sous-groupes, par exemple sur une base géographique; mais je vois difficilement un avantage à diviser une communauté en deux groupes distincts et autonomes, puisque l’identité de chaque groupe est liée à une seule et même communauté monastique. J’ai souligné ce qui me semble le défi des laïcs qui se sentent appelés à vivre le charisme cistercien dans le monde. Peut-être pourrions-nous, pour un moment, voir aussi le défi que le Pape présente à nos communautés monastiques cisterciennes. Après quelques paragraphes sur notre patrimoine spirituel et culturel cistercien, le Pape mentionne dans sa lettre l’intérêt renouvelé pour ce patrimoine dans le monde d’aujourd’hui. Il mentionne l’importance de l’hospitalité, disant: "Pour de nombreuses personnes, des interrogations spirituelles essentielles peuvent s’exprimer et s’approfondir grâce à l’accueil qui leur est proposé dans les monastères." Par accueil il entend certainement celui qui est offert aux personnes qui viennent dans nos hôtelleries soit pour une retraite, soit pour rencontrer un guide spirituel. Mais il entend certainement aussi ce qu’il mentionne tout de suite après au sujet des "membres associés" e du " partage temporaire de la vie communautaire. "Je vous encourage aussi (citant Vita consecrata, 56), suivant les circonstances, à discerner avec prudence et sens prophétique la participation à votre famille spirituelle de fidèles laïcs, sous la forme de "membres associés", ou bien, suivant les besoins actuels dans certains contextes culturels, sous la forme d’un partage temporaire de la vie communautaire (Vita consecrata, n. 56) et d’un engagement dans la contemplation, à condition que l’identité propre de votre vie monastique n’en souffre pas." Le Pape rappelle donc aux moines que, quoi qu’ils fassent, ils ne doivent pas perdre leur identité comme moines; mais il les invite aussi à s’ouvrir à une plus grande hospitalité. Il mentionne deux formes spéciales de cet accueil: le partage de la vie de communauté (ce qu’on a appelé le "monachisme temporaire") et les "associés", soulignant que, dans l’un et l’autre cas, un engagement à la contemplation est requis. Donc, nous avons tous devant nous notre travail bien décrit. Pour nous, les moines, il y a l’appel non seulement à demeurer ouverts à l’hospitalité, mais aussi à nous ouvrir à de nouvelles formes de cette hospitalité, incluant le partage de notre charisme avec des membres associés, et, pour ceux-ci, le défi de donner graduellement forme à nouvelle expression du charisme cistercien dont ils sont les témoins. ![]() Pour une Mystique Cistercienne Rénovée (Dom Bernardo Olivera)Vous vous demandez peut-être ce que signifie le titre de cette conférence. J’espère que nous allons peu à peu trouver la réponse à cette question. Je peux cependant déjà avancer ceci: si la mystique cistercienne est une mystique chrétienne, la racine de son renouveau se trouve dans le Mystère de Dieu concentré dans le Christ Jésus.
L’expérience mystique de la vie chrétienne occupe une place centrale dans la tradition cistercienne. Cette affirmation est si évidente qu’elle n’a pas à être démontrée. Les premiers cisterciens ont cherché à vivre en présence de Dieu et en communion avec Lui. Cette déclaration d’intentions garde aujourd’hui toute sa valeur. Nous pouvons lire dans nos Constitutions: Notre Ordre est un Institut monastique intégralement ordonné à la contemplation (Cst. 2). Mais on peut se demander: quelles seront les conséquences de la présence actuelle de Laïcs et Laïques Associés aux moines et aux moniales en ce qui concerne la dimension mystique de notre charisme? J’anticipe à nouveau une réponse: les conséquences en seront un enrichissement mutuel dans l’expérience approfondie du Mystère chrétien. Je voudrais situer mes paroles dans un contexte très précis: l’invitation pressante à contempler le visage du Christ lancée par Jean-Paul II dans sa Lettre Apostolique Novo Millennio Ineunte (NMI). Cette contemplation est le fondement absolu de toute action pastorale de l’Église en ce nouveau millénaire. Ce programme d’évangélisation s’adresse à tous: clercs, consacrés et laïcs. Nous serons de bien piètres témoins et des témoins insignifiants si nous ne sommes en même temps contemplateurs de son Visage.
Ce mystère de l’Église, Épouse du Christ, se réalise et s’incarne en ceux et celles qui vivent l’oraison avec une affection ardente, jusqu’à une vraie "folie du coeur" (NMI 33). Cette expérience contemplative est patrimoine de l’ensemble des chrétiens (NMI 34).
L’Époux dit: tu ne m’aimes plus de cet amour d’antan! Le premier amour ne renvoie pas seulement à un moment donné du temps passé mais à une excellence de l’amour. Il s’agit de l’amour immaculé du moment de la conversion, il s’agit d’un amour semblable à l’amour dont le Seigneur l’aime, c’est-à-dire, d’un amour total.
Les chrétiens de Laodicée jouent avec deux amours, c’est pour cela qu’ils n’aiment ni ne cessent d’aimer. Face à l’amour absolu du Ressuscité, leur amour est à vomir. Mais ils ont encore la possibilité de se convertir. Le Ressuscité continue d’aimer, c’est pourquoi il reprend et corrige. Il conseille l’achat de vêtements blancs comme il convient à une épouse digne de son Seigneur et, surtout, repentir et amour ardent. Tout n’est pas perdu: voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi. (Ap.3:20. Cf. Cant. 5.1-2).
Cette grâce mystique repose sur une base anthropologique bien claire. Jean-Paul II recourt à la doctrine patristique traditionnelle de la divinisation de l’être humain par son incorporation au Christ.
Partant de notre réalité de créatures rachetées et comptant toujours sur l’aide de la grâce divine, nous parvenons aux plus hautes cimes du Mystère de Dieu. C’est alors qu’a lieu l’union transformatrice ou conformation au Christ. Le Pape nous rappelle la grande tradition ecclésiale centrée sur une promesse aimante du Seigneur. C’est ainsi qu’il nous invite à embrasser la mystérieuse action divine qui nous unit sponsalement au Seigneur.
Il est aisé de reconnaître dans ce texte deux courants mystiques différents bien que complémentaires. Un courant de mystique trinitaire et filiale, qui suppose un être possédé par le Christ, mu par l’esprit et accueilli par le Père. Et un courant de mystique christologique et sponsale, en laquelle la manifestation de Jésus-Christ trouve son apogée dans le mariage spirituel. Dans l’un et l’autre cas s’accomplit la promesse du Christ: je l’aimerai et me manifesterai à lui. Ces deux aspects, plus ou moins accentués ou unis entre eux, nous les retrouvons dans la doctrine de nos Pères. Guillaume de Saint Thierry présente cette double réalité dans l’unité d’une expérience unique: Aimer c’est être et devenir un seul esprit avec Dieu (Contemp 11; cf. Ep fra 257-258, 263).
Le mariage spirituel est donc bien la cime et le terme de notre pérégrination chrétienne sur le chemin de l’ascèse et de l’oraison. Il ne s’agit pas de "phénomènes mystiques" mais d’une possibilité de notre nature créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, rendue effective par la grâce de Dieu. Tout se réduit à un "Oui" inconditionnel et permanent à Dieu et à son vouloir. Dans la pratique quotidienne, cela revient à ne pas chercher le bien propre mais chercher la gloire de Dieu et le bien du prochain.
4.Enrichissant notre tradition
Ce que nous dit là Bernard peut passer inaperçu, mais c’est d’une extrême importance. L’Abbé de Clervaux nous dit que la profession religieuse comme l’union matrimoniale peuvent aider à comprendre les caractéristiques de l’union sponsale entre l’âme et le Verbe. La profession religieuse, en tant qu’engagement à tout quitter pour suivre Jésus. Le mariage, en tant que signe des noces entre le Christ et l’Église. Chacune à sa façon, l’une et l’autre vocation réalisent l’union sponsale avec le Christ Époux. Les médiations et les modalités changent, mais l’objectif final est le même. Je conclus en m’adressant principalement aux Laïcs et Laïques Associés, plus exactement à nos frères et soeurs laïcs et laïques cisterciens. Tout spécialement à ceux qui sont unis par le sacrement de mariage. Le Christ est présent en votre expérience conjugale. Votre "divinisation", en tant que conjoints, se réalise quand l’amour conjugal est assumé par l’amour divin (Gaudium et spes 48,49; cf. Jean-Paul II, Catéchèse du 4-VII-84). Les souhaits exprimés, à ce sujet, par Bernard de Clervaux dans une lettre au Duc et à la Duchesse de Lorraine sont très éloquents: trouvez vos délices l’un et l’autre dans les chastes étreintes de l’amour, de telle sorte que pour tous deux, seul l’amour du Christ les surpasse ( Ep.119). ![]() Réflexions sur le défi des Associations Charismatiques (1er janvier 1995)En divers endroits où se trouve aujourd’hui notre Ordre, on voit surgir des personnes ou des groupes qui désirent partager d’une façon ou d’une autre notre charisme. Dans certains endroits, on peut constater ce fait par la présence de lieux (salles, maisons) mis à la disposition de groupes (souvent de jeunes). On trouve aussi des groupes de bienfaiteurs qui s’organisent pour aider une communauté ou l’autre. Enfin, ne manquent pas non plus les demandes d’associations en vue d’une certaine forme d’oblature.
Ces faits, relativement nouveaux pour notre Ordre, coïncident avec le surgissement des laïcs dans la vie de l’Église. De plus, dans plusieurs pays, les Mouvements laïcs ont modifié la conception et la vision de l’Église elle-même. Le récent Code de Droit canonique a "canonisé" le désir des laïcs de partager la vie et la spiritualité des instituts religieux. Selon le canon 303, tout institut peut établir un type d’association avec des laïcs séculiers. Comment devons-nous interpréter ces faits? Qu’est-ce que le Seigneur cherche à nous dire à travers ce signe des temps qui semble certainement être un signe de Dieu? Ces questions ne peuvent être étrangères au service de l’Abbé Général. Ce n’est pas en vain qu’on dit dans les Constitutions que l’Abbé Général "est celui qui veille au maintien et au développement du patrimoine de l’Ordre" (C. 82.1). 1. Communion de charismes L’ecclésiologie de communion offre une base pour un lien approprié entre unité et pluralité dans l’Église. Dans l’Église-Communion, les états de vie existent liés entre eux, de telle sorte qu’ils s’ordonnent réciproquement. Même si leur sens profond est unique et commun, chacun tient sa physionomie originale et spécifique, et en même ils existent tous en relation mutuel de service. L’unité plurielle de l’Église ne s’épuise pas dans les différents états de vie, mais elle se révèle plus riche et plus variée par la pluriformité des charismes et la communion entre eux. Toute vocation ou forme de vie chrétienne authentique est une vie dans l’Esprit et, pour cela, une vie charismatique. En recevant l’Esprit Saint, nous avons tous reçu le "charisme supérieur" de la charité (1 Co 13,1). De plus, chacun dans le Corps du Christ remplit un service ou une fonction, et c’est l’Esprit qui le rend apte pour ce service ou cette fonction. Pour cela, tout chrétien est un charismatique:
Le Concile Vatican II, reprenant cette doctrine de l’apôtre Paul, nous dit encore: "Ces charismes, qu’ils soient extraordinaires ou plus simples et plus répandus, sont ordonnés et adaptés d’abord aux besoins de l’Église: ils doivent donc être accueillis avec gratitude et joie spirituelle. Cependant, il ne faut pas demander imprudemment les dons extraordinaires, pas plus qu’il ne faut en attendre présomptueusement les fruits des travaux apostoliques. C’est à l’autorité ecclésiastique qu’il appartient de juger de l’authenticité et de la mise en oeuvre de ces dons; et c’est aussi à elle qu’il appartient spécialement de ne pas éteindre l’Esprit, mais de tout examiner et de retenir ce qui est bon" (Lumen Gentium 12; cf. Ad Gentes 28, Apostolicam Actuositatem 3). Don charismatique personnel et non transférable: cas de dons individuels comme celui des fondateurs.Le charisme collectif ou co-partagé implique un mode d’être spécifique, une mission et une spiritualité spécifiques, un style de vie et une structure au service de la communion et de la mission ecclésiale. La participation au charisme collectif facilite la formation des membres d’un groupe déterminé, produit une meilleur cohésion de ce même groupe, forme une identité plus solide, donne le sentiment d’appartenir à une famille spirituelle, est source de créativité et d’élan pour répondre avec empressement aux signes des temps. Les charismes collectifs, dons de l’Esprit, sont un élan dynamique qui se développe continuellement en harmonie avec le Corps du Christ en croissance constante; ils sont confiés à des groupes humains pour être vécus et interprétés, pour être rendus féconds et rendre témoignage, au service de la communion ecclésiale dans les divers contextes offerts par les cultures. Certains de ces charismes collectifs sont partagés, par don de l’Esprit, par des personnes appartenant à différents états de vie, et de là vient qu’ils sont traduits en formes de vie séculière, sacerdotale et religieuse. Tout institut de vie consacrée, association sacerdotale, regroupement missionnaire, mouvements d’Église... a à sa base un charisme collectif comme expérience du Père, par don gratuit de l’Esprit, pour édifier et servir le Corps du Christ (Cf. Paul VI, Evangelica testificatio 11-12; SCRIS, Mutuae relationes 11). Les signes qui caractérisent un charisme collectif authentique sont les suivants: - Apport d’une réelle nouveauté à la vie spirituelle de l’Église.Ce charisme collectif, en tant que charisme fondateur ou charisme des fondateurs, est appelé à "être vécu, conservé, approfondi et développé constamment en harmonie avec le Corps du Christ en perpétuelle croissance" (Cf. SCRIS, Mutuae relationes 11). Les charismes collectifs peuvent, en plus d’être partagés, être vécus et considérés comme des charismes ouverts à de nouvelles formes de présence et d’expressions au fil de l’histoire. On doit donc constater finalement que ce n’est pas le fondateur qui communique le charisme à ceux qui s’associent à lui. Seul l’Esprit Saint est l’auteur des charismes dans le corps ecclésial et c’est lui seul qui les communique. Le groupe autour du fondateur naît quand un certain nombre de personnes prennent conscience de leur propre grâce vocationnelle en rencontrant le fondateur et s’unissent à lui pour réaliser leur propre vocation. On peut dire, si l’on veut, que le fondateur donne accès au charisme à travers l’harmonie spirituelle entre lui et les autres. Tous les charismes, aussi nombreux et variés qu’ils soient, s’unifient dans l’unique mission. Les différents charismes trouvent leur identité dans leur relation mutuelle à l’intérieur de la communion et de la mission. 2. Le charisme cistercien Le charisme cistercien "prend sa source dans la tradition monastique de vie évangélique qui trouve son expression dans la Règle des monastères de saint Benoît de Nursie" (C.1) Les Fondateurs de Cîteaux donnèrent à cette tradition une "forme particulière", dont certains aspects furent défendus avec force par les monastères de l’Étroite Observance (C.1). Nos Constitutions, surtout dans la première partie sur le Patrimoine, sont une bonne présentation de notre charisme. Cependant, on doit reconnaître qu’elles n’épuisent pas la vie et la manifestation de ce même charisme. Pour avoir une conception plus complète, il faudrait aussi consulter et prendre en considération les autres membres de la Famille cistercienne. 3. Charisme collectif: partagé et ouvert? Compte tenu de tout ce qui précède, nous pouvons dire que le charisme cistercien est un charisme collectif. Mais pouvons-nous aussi le considérer comme un charisme partagé et ouvert? Que nous enseigne notre histoire à ce sujet? Notre charisme peut-il être partagé par des laïcs dans le monde? Notre charisme peut-il s’ouvrir à des formes séculières, c’est-à-dire, non monastiques, au sens juridique du terme? A. Charisme ouvert Les 900 ans parcourus depuis la fondation de Cîteaux nous permettent-ils de dire que le charisme cistercien est un charisme ouvert? C’est-à-dire: le charisme cistercien a-t-il connu différentes configurations au fil de l’histoire? Les moniales Les convers Les Ordres militaires La Famille cistercienneB. Charisme partagé Est-il possible de concevoir le charisme cistercien comme un charisme partagé avec les séculiers dans le monde afin de donner lieu à une forme cistercienne séculière? Disons avant tout que notre charisme, comme tout charisme, est un don de l’Esprit pour édifier l’Église comme Corps du Christ. Personne ne possède le charisme cistercien comme une propriété privée. Notre charisme appartient fondamentalement à l’Église et l’Esprit peut le partager avec qui il veut, sous la forme qu’il veut et dans la mesure où il le veut. Nous, les Cisterciens, nous avons donné une forme historique monastique à ce don particulier de l’Esprit. Cette forme monastique est partie intégrante du charisme original des débuts. Cependant, cela n’a pas empêché, comme nous l’avons vu, que le charisme soit partagé avec les convers, les familiers et les chevaliers des Ordres militaires. Le fait que les séculiers aujourd’hui se sentent attirés par le charisme cistercien et se reconnaissent en lui peut-il être compris comme un signe que l’Esprit souhaite également le partager avec eux afin que ledit charisme reçoive aussi une forme séculière dans l’aujourd’hui de notre histoire? Si la réponse à cette question est affirmative, toute une autre série de questions surgissent: Y a-t-il place pour une mutuelle reconnaissance et complémentarité? Peut-on parler d’association charismatique mutuelle? Est-il vrai que l’identité existe seulement dans la relation? Qu’avons-nous de valable à partager? Quels sont les principaux dangers que tout cela entraîne? 4. Essai de réponses Il ne revient pas qu’à moi de répondre aux questions soulevées ici. La réponse doit être trouvée dans une recherche commune, à la lumière de l’Esprit, et dans un climat de discernement de ce que le Seigneur de l’Histoire dit aujourd’hui à son Église. Toutefois, dans le but de stimuler la recherche, tout en restant ouvert à des opinions différentes et même contraires, je me permets d’avancer ici quelques éléments de réponses. A. Charisme partagé avec les séculiers? La nature monastique de notre Ordre (C.2) n’empêche pas que plusieurs éléments de sa spiritualité (C.3) puissent être partagés avec les laïcs dans le monde. De fait, la Règle de saint Benoît a été vécue depuis des siècles par des oblats qui vivent à l’extérieur des monastères. De plus, divers monastères de l’Ordre de Cîteaux appartenant à différentes Congrégations comptent des oblats laïcs vivant dans le monde. La séparation du monde (C.29) caractéristique propre à notre vie monastique, ne doit pas nous faire oublier que, comme membres de l’Église, notre vie monastique a "une authentique dimension séculière" qui enfonce ses racines dans le mystère du Verbe incarné. Il est certain que tous les membres de l’Église participent à sa dimension séculière, mais cela de façons diverses. Le "caractère séculier" des fidèles laïcs est différent et complémentaire de la dimension séculière des moines et des moniales (Christifideles laici 15). Notre zèle monastique pour "l’extension du Règne de Dieu et le salut de toute l’humanité" (C.31) comprend aussi "la restauration de tout l’ordre temporel" (Christifideles laici 15). Notre secrète fécondité apostolique (C.3,4) trouve une profonde consonance et se complète par la vocation des fidèles laïcs "appelés par Dieu à travailler comme du dedans à la sanctification du monde, à la façon d’un ferment, en exerçant leurs propres charges [...]" (Christifideles laici 15). Notre mission d’annoncer l’Évangile par notre présence contemplative (C.68.1) n’a pas l’exclusivité et n’exclut pas; au contraire, elle admet la complémentarité de la présence contemplative de laïcs immergés au coeur du monde. La mission propre de notre charisme ne s’épuise pas avec notre manière de la vivre et de la manifester. L’implication de laïcs séculiers dans notre charisme et notre mission rendrait plus évidentes l’actualité et l’utilité de ceux-ci. Le mystère de l’Église-communion implique, en pratique, un échange de dons au service de la nouvelle évangélisation. Par conséquent, répondant à la première question, je considère que le fait que les laïcs aujourd’hui se sentent attirés par le charisme cistercien et se reconnaissent en lui, peut être compris comme un signe que l’Esprit désire également le partager avec eux, afin que ledit charisme reçoive aussi une forme séculière dans l’aujourd’hui de notre histoire. B. Reconnaissance mutuelle? Au cours de l’histoire, les laïcs associés de diverses formes aux instituts religieux ont maintenu une certaine relation de dépendance vis-à-vis de ceux-ci. Cette réalité a changé ces derniers temps. Dans de nombreux cas, la demande de laïcs séculiers de participer au charisme d’un institut est venu de ce qu’ils se sentent eux aussi dépositaires du dit charisme. Il semblerait que l’expérience de Pierre dans la maison de Corneille soit en train de se répéter, bien que dans un autre ordre: " Quelqu’un pourrait-il empêcher de baptiser par l’eau ces gens qui, tout comme nous, ont reçu l’Esprit Saint? [...] Si Dieu a fait à ces gens le même don gratuit qu’à nous autres... étais-je quelqu’un, moi, qui pouvait empêcher Dieu d’agir?" (Ac 10,47; 11,17). Quelque chose de similaire est en train de se produire aussi entre nous. Dans ce cas, quand l’Ordre se voit reconnu comme dépositaire historique du charisme cistercien et interpellé à ce propos, il nous revient à nous de faire un discernement sur l’affinité et l’authenticité du charisme reçu par nos interlocuteurs laïcs. Tout cela implique également une ouverture de notre part afin de nous laisser discerner la cohérence de nos vies en lien avec nos Constitutions, comme aussi notre réponse aux défis contemporains et aux signes des temps. Dans les deux sens qui viennent d’être indiqués, il me semble que nous pouvons parler d’une mutuelle reconnaissance charismatique: étant reconnus, nous reconnaissons pour être de nouveau reconnus. C. Association charismatique? Déjà à partir du VIIe siècle, le monachisme a connu autour de lui un certain style de vie laïc qui a donné lieu à la "famille monastique", au sens large du terme. On peut en dire autant des Chanoines réguliers et des Mendiants. Nous savons qu’autour des Mendiants naquirent les seconds ordres (c’est-à-dire la vie consacrée féminine), l’institution des pénitents et les tiers ordres de type laïc. Plus récemment, sont apparus divers genres de groupes qui se nourrissent de l’esprit et participent à la mission des Congrégations religieuses et des Sociétés de vie apostoliques. Ces groupes ont reçu une grande variété de noms: collaborateurs, partenaires, associés, affiliés, confrères,.... Aujourd’hui, dans le contexte du renouveau des laïcs et des nouveaux mouvements laïcs, on retrouve le phénomène de laïcs qui, individuellement ou associés, cherchent un genre de lien avec des instituts de vie consacrée. Dans ce cas, il me semble correct et acceptable de donner le nom d’association charismatique à ce phénomène. L’ecclésiologie de communion organique, dans laquelle toutes les vocations ont une même origine et une même fin, est le cadre de référence adéquat qui justifie cette appellation. Peut-être que dans quelques années, ce sera dépassé de parler d’associations charismatiques. L’Esprit souffle où et comme il veut, mais son oeuvre est toujours une oeuvre de communion. Connaîtrons-nous le jour où nous parlerons de "communion charismatique" pour nous référer à la communion entre moines/moniales et laïcs/laïques séculiers/ séculières dans un même charisme? D. Identité dans la relation A la lumière de tout ce qui précède, il est clair qu’aujourd’hui, il n’est plus valable et approprié de définir l’identité charismatique à partir d’une perspective statique et fermée. L’identité dans les différentes formes de vie du Peuple de Dieu émerge du processus dialectique de l’existence ecclésiale. La distinction de chaque charisme s’établit dans un contexte de convergence-divergence, communion-séparation. Par conséquent, je n’hésite pas à affirmer que: notre identité cistercienne est une réalité qui nous permet de nous auto-identifier par ce qui nous différencie à l’intérieur d’une dynamique de relations et non pas de juxtapositions et d’exclusions. Une identité clairement définie empêchera les moines de jouer aux séculiers et ces derniers aux moines, dans le respect des vocations respectives et des styles de vie propres à chacun. E. Que pouvons-nous partager? La question est valable. Dans ses grandes lignes, il me semble qu’un début de réponse devrait se garder d’oublier ce qui suit: - La suite de Jésus: aspects du mystère de Jésus le Christ qui, selon notre charisme, s’est offert comme fondement et modèle à suivre.Les Maîtres spirituels cisterciens enseignent à tous à trouver dans la Règle de saint Benoît des conseils et des directives pour la vie spirituelle. En ce sens, la Règle bénédictine offre une doctrine riche sur l’humilité, l’obéissance, le silence, la crainte et l’amour de Dieu. Mais nos Pères ont aussi développé beaucoup d’aspects de la vie dans l’Esprit qui se rencontrent à peine chez saint Benoît, comme par exemple: la doctrine de l’image et de la ressemblance de Dieu, la nécessité de la connaissance de soi pour accéder à la connaissance de Dieu, l’itinéraire de l’âme vers Dieu, la doctrine sur l’amour des frères et de Dieu, l’expérience mystique,.... Bernard de Clairvaux a écrit "dans le but d’édifier" (SC 27.1). Nous pouvons nous demander: édifier quoi et qui? La réponse me paraît être celle-ci: édifier la vie chrétienne et cistercienne, dans le cloître et en dehors du cloître. Nous avons donc beaucoup à offrir et à partager. Et aussi à recevoir: l’expérience de notre charisme faite par les laïcs séculiers est appelée à enrichir l’expérience monastique de ce même charisme. De plus, comme le dit bien Christifideles laici 61: "A leur tour, les fidèles laïcs eux-mêmes peuvent et doivent aider les prêtres et les religieux dans leur cheminement spirituel et pastoral."F. Dangers? Face à un danger, il n’y a que deux possibilités: fuir ou affronter. Le premier est déjà une déroute, le second peut être une occasion de victoire. Je n’ignore pas que la réussite des associations charismatiques est un don difficile à conquérir. Il me semble que les trois principaux problèmes à résoudre sont: - Dans l’ordre du lien: comment établir et organiser un lien adéquat et une égalité.En effet, il n’est pas facile d’établir des liens qui unissent non seulement sans confondre mais même en distinguant, comme le fait le véritable amour. Il n’est pas facile non plus de former efficacement sans programmer sérieusement. Malgré les risques, j’estime important d’être ouverts à la possible création d’associations charismatiques avec des laïcs séculiers ou consacrés à titre individuel ou comme groupe. Il s’agit en définitive de discerner tout et de nous en tenir à ce qui est bon. Et pour pouvoir discerner, nous avons besoin de critères. En ce qui a trait à la communauté monastique locale, je suggère les critères suivants: - Identité monastique claire, assimilée et vécue, jointe à une certaine capacité de communiquer cette identité.Bernardo Olivera 1er janvier 1995 Documents du Comité de Coordination
![]() Contribution financièreA nouveau réunis à Assise, réfléchissant à l’avenir des Communautés Laïques Cisterciennes et du Comité International, nous sommes dans l’obligation de vous solliciter pour l’aide économique nécessaire à notre travail. ![]() Compte-rendu de la réunion (13 au 19 Septembre 2008)
Compte rendu de la semaine à Assise du Comité International de l’Association Internationale des Communautés Laïques Cisterciennes ![]() Structures et Fonctions
Structures et fonctions Du Comité de Coordination De l’Association Internationale des Communautés de Laïcs Cisterciens Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’être bien d’accord entre vous, comme le veut Jésus Christ, afin que, d’un même cœur et d’une seule voix, vous rendiez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. (Romains 15:5-7) Ce document est un travail évolutif. Son objet est d’être une aide dans l’organisation du Comité International et dans son mode de fonctionnement. Il est ouvert à révision et modifications. Les changements apportés à ce document seront indiqués précisément dans leur numérotation et datation. I — MIS 1) Préparation de la prochaine Rencontre Internationale § Organiser la prochaine rencontre de l’Association Internationale des LCC: en trouver le lieu, les dates, s’occuper de la logistique. Ceci est une fonction « tournante » entre tous les membres du Comité en fonction de l’aire linguistique du lieu de la rencontre. § Inviter tous les groupes ayant auparavant participé à § Lorsque le lieu est déterminé, assurer la responsabilité de l’organisation en collaboration étroite avec tout groupe de son choix. § Proposer un thème de réflexion à travailler par l’ensemble de toutes les Communautés de Laïcs Cisterciens durant les années précédant la rencontre. Durant la rencontre, les travaux des communautés seront écoutés et discutés ; ils serviront à l’édification d’un socle commun qui sera écrit, accepté et partagé par la majorité des délégués présents. § Inviter chaque communauté à décrire son mode de fonctionnement, sa situation et comment elle parvient à vivre son charisme cistercien dans le monde. 2) Les relations avec les Communautés de Laïcs Cisterciens: § Chacun des membres du Comité a la responsabilité d’une aire linguistique déterminée, Anglophone, Hispanophone, Francophone. § Chaque fois que possible le membre du Comité concerné participera aux rencontres des Communautés de Laïcs Cisterciens internationaux de son aire, qui font la demande d’un soutien et d’une présence du Comité. Cette présence sera fonction des possibilités financières du Comité. 3) Charisme et communion § Etre source de communion pour les Communautés de Laïcs Cisterciens Internationaux. II — MEMBRES DU COMITÉ A) Élection Ce chapitre sera proposé pour la prochaine Rencontre Internationale (2011) lors de l’officialisation de l’Association Internationale. B) Démission d’un délégué Ce chapitre sera proposé lors de la prochaine Rencontre Internationale (2011) lors de l’officialisation de l’Association Internationale. C) Eviction d’un membre du Comité Ce chapitre sera présenté lors de la prochaine Rencontre Internationale (2011) lors de l’officialisation de l’Association Internationale. III — RESPONSABILITÉS DU COMITÉ 1) Division des tâches au sein du Comité Certaines fonctions dans le Comité ont un caractère individuel, tandis que d’autres fonctions sont communes à tous les membres. Les charges au sein du Comité sont distribuées par consentement au sein du Comité. En cas de conflit, il y a vote. Lorsqu’un membre du Comité ne peut accepter une tache particulière, elle sera reportée sur les membres du Comité ayant moins de responsabilités. A) Secrétaire : cette fonction est déterminée par l’aire linguistique dans laquelle se tient la prochaine Rencontre Internationale. § Prévoie et coordonne les rencontres du Comité § Préside les réunions du Comité § Prépare l’ordre du jour des rencontres du Comité § Fait les comptes rendus de chaque rencontre du Comité § Choisit et désigne le responsable du site internet de l’Association; veille au contenu des communications. § Etablir un compte bancaire dans le pays où se tiendra la prochaine Rencontre Internationale § Présenter les comptes du Comité tous les ans B) Finances et administration Tous les membres du Comité sont coresponsables de § Etablir un budget permettant la réalisation des objectifs § Rechercher des ressources financières pour l’Association § Faire un bilan des comptes tous les trois ans et les présenter pour approbation à chaque Rencontre Internationale C) Remplaçants Lors de D) Collaborateurs et assistants Chaque membre est autorisé et encouragé à s’entourer d’une équipe choisie parmi les représentants des communautés , mais chaque membre du Comité reste responsable de son travail et au sein du Comité. E) Revue du fonctionnement interne : Toutes les tâches, buts, objectifs, fonctions, à l’intérieur du Comité seront revues, révisées et redistribuées tous les trois ans 2) Fonctionnement interne du Comité A) Les rencontres du Comité Le Comité doit se réunir au moins une fois par an. Si nécessaire, il peut se réunir plus souvent. B) Les votes Dans son mode de fonctionnement, le Comité recherchera toujours le consensus. Si celui-ci n’est pas possible, il sera procédé au vote. C) Communication Chaque membre doit tenir informés les autres des visites, conversations et contacts, ainsi que des e-mails et courriers reçus et envoyés pour le Comité, ainsi que de toute communication dont l’intérêt pourrait être commun. Au total, cela pourrait être une aide pour le Comité que de conserver et de partager tout document dont l’intérêt pourrait être commun. Les membres du Comité sont invités à une confidentialité totale sur tous les sujets dont ils ont eu connaissance en tant que membre du Comité. D) Minutes Toutes les minutes des rencontres, une fois approuvées seront publiées sur le site web de l’Association Internationale des Communautés Laïques Cisterciennes. E) Langue Les trois langues officielles sont l’Anglais, l’Espagnol et le Français. Chaque membre du Comité doit rédiger son travail dans sa propre langue. Chaque membre doit s’assurer de la traduction ainsi que de la compréhension du document. Tous les textes officiels du Comité doivent être présentés dans ces trois langues. Révisé à Assise le 15 septembre 08 ![]() Chapitre Général des Bernardines d’EsquermesChapitre Général des
Bernardines d’Esquermes Dimanche 10 Août 2008 Introduction : En fin d’année 2007, nous avons envoyé
les invitations officielles pour J’acceptais au nom du Comité
International, m’engageant pour le membre francophone du Comité, à élire à
Huerta. Ayant été élue, j’honorais donc cet engagement.
Cet échange témoigne du vif intérêt des Bernardines pour le mouvement
Laïc Cistercien. Un groupe de Laïcs chemine auprès de Notre Dame de Il faut souligner de plus l’aide que
ces sœurs ont apporté à Arrivée à Lille le Samedi 9 Août à 13h, Je suis accueillie
par Sœur Marie-Josèphe, l’une des trois sœurs accompagnatrices du Groupe des
Flandres, avec Sœur Marie-Simone et Sœur Marie-Christiane. Le premier contact, simple, amical,
attentif, me donne l’intime sentiment d’être en famille. Déjà, je peux
m’abandonner à une paix intérieure, bien nécessaire, mais bien difficile à
percevoir toujours au milieu des tracas de la vie quotidienne. Dès mon arrivée, je suis présentée à
Sister Mary-Helen, la nouvelle Prieure Générale, fraîchement élue par ses sœurs
pour une durée de six ans, d’origine anglaise. Je peux mettre à profit cet après midi
de calme pour mieux découvrir l’histoire de nos sœurs Bernardines. Je ne la
connaissais pas. Ma petite expérience, marquée plutôt par la famille Trappiste,
me laissait un peu étonnée de savoir que d’authentiques Cisterciennes tenaient
des écoles. Et puis j’ai appris leur histoire de « femmes fortes de l’Evangile »,
selon le terme que j’ai osé employer ! Revenues à la vie religieuse
cistercienne dès 1799, après les tourmentes de Cette fidélité m’est allé droit au
cœur ; toutes les marques de cette indépendance chèrement acquise n’ont
cessé de m’habiter tout au long de mon séjour, et depuis. Prévoyant leur expulsion au début du
XXème siècle, elles fondaient en Angleterre, en Belgique, et, de là, au Congo,
au Japon, au Burkina Faso. Le
Dimanche matin, après la messe, célébrée dans la belle Eglise récemment
construite, je suis donc accueillie par les sœurs capitulantes. Les monastères
avaient envoyé des déléguées et l’assistance regroupe environ une trentaine de
sœurs. Etait présente une représentante de l’Ordre Cistercien, Mère Hildegarde
de Mariastern (Autriche) ; Dom Guillaume et Mère Inès, de l’OCSO, avaient
été reçus la veille par le chapitre. Leurs interventions avaient été fort
appréciées. Devant une telle assistance, face à
une telle « qualité cistercienne », je n’ais pas peur. Ma petitesse
même m’aide, forte seulement de tout ce que j’ai déjà reçu, au Désert, au sein
du Comité International, pendant les journées de Huerta. Aussi ma présentation du mouvement
Laïc Cistercien est-elle le récit d’une expérience, de mon expérience. Même si
j’avais voulu faire un exposé très construit, je n’en aurais pas eu le temps
depuis le retour de Huerta, aussi avais-je décidé de parler sans notes, de
véritablement ouvrir mon cœur, ma mémoire. Mère Josephine-Mary, Sœur Marie-Josèphe,
Sœur Mary-Philippa, toutes trois présentes à Huerta sont de l’assistance. Mère
Josephine-Mary intervient pour dire à quel point elle avait perçu chez les
Laïcs le désir de vivre authentiquement les valeurs monastiques telles que la
louange de Dieu, l’entraide fraternelle, la stabilité dans l’engagement. Les sœurs sont profondément
attentives ; l’échange dure au
total une heure et demi. Une sœur parle
de véritable Pentecôte, plusieurs soulignent l’action de l’Esprit Saint, l’une
d’elles parle de véritable pépinière
pour venir féconder le monde. Le
Dimanche après-midi, c’est le temps de la rencontre avec les membres du
groupe des Flandres, présents en ces temps de vacances, en compagnie de Sœur
Marie-Simone et Sœur Marie-Christiane. Nous lisons, ou relisons, les documents
de Huerta, occasion de bien souligner l’autonomie de chaque communauté Laïque.
Il est bon de repréciser l’absence totale d’autorité du Comité International
sur la vie interne de chaque communauté, d’échanger au sujet du document des « Liens de charité qui nous
unissent », de l’Association ad
experimentum décidée à Huerta. Echanges très directs, libres, osant aborder
les différences de perception des uns et des autres parfaitement légitimes dans la mesure où
elles ne viennent pas troubler la communion qui nous unit et qui est bien
l’essentiel. Je dois dire que cette communion, je l’ai ressentie et que j’ai
été particulièrement heureuse de ces échanges. Après Vêpres, Sœur Marie-Simone et
moi-même prolongeons cette rencontre par des échanges qui m’éclairent encore
sur la beauté de nos sœurs. Le repas du soir, pris en libre
service laissent la possibilité de parler. J’ai la chance de rencontrer des
sœurs du Congo, du Burkina.
« Emerveillement » n’est pas un vain mot pour décrire ce que
je ressens alors devant tant de courage et de foi. Le
Lundi matin,
les temps libres sont l’occasion de nouveaux échanges, particulièrement avec
sœur Bénédicte de St Bernard du Touvet et Sœur Marie-Josèphe. Les échos qui me reviennent sont assez
unanimes. Le mouvement Laïc Cistercien est accueilli comme un signe des temps
qu’il nous revient d’apprendre à lire, pour répondre au Désir de Dieu. Je suis
bouleversée d’entendre, plusieurs fois et avec une grande richesse
d’expression : « Vous,
les Laïcs, vous nous renvoyez à notre vocation ! Nous avons envie de mieux
vivre encore notre spiritualité cistercienne ! » J’y vois comme une confirmation de
l’extraordinaire cadeau de l’Amitié qui nous est offerte à tous et dans lequel
on ne sait plus qui donne et qui reçoit ! Raccompagnée à la gare par Sœur
Cécile-Marie, de ![]() Votum
Les représentants des Communautés de Laïcs Cisterciens présents à Ils aimeraient présenter aux Chapitres Généraux de ![]() Association Internationale des Communautés de Laïcs Cisterciens
Les liens de charité qui nous unissent À l’image des monastères cisterciens, chaque Communauté de Laïcs Cisterciens est autonome par rapport aux autres, mais elles sont toutes unies par des liens de charité. Pour donner une expression concrète à ces liens, les représentants des diverses Communautés de Laïcs Cisterciens présentes ici à En effet, l’un des principaux moyens pour exprimer cette unité est de tenir une rencontre internationale tous les trois ans. Les participants à ces réunions sont des délégués, membres élus par les communauté, ainsi que le moine/la moniale les accompagnant. Il revient à Le rôle de ce Comité est particulièrement axé sur la mise en œuvre de moyens de communication entre toutes les communautés de laïcs, et avec les Ordres et Congrégations Cisterciens, ainsi que l’organisation d’une Rencontre tous les trois ans. Pour permettre un bon fonctionnement de l’Association, une contribution financière des membres des Communautés représentées dans l’Association est appropriée. Le Comité est responsable de la gestion des comptes de l’Association. Un rapport financier est soumis aux membres à chaque rencontre internationale. D’autres expressions des liens de charité entre les groupes sont, par exemple, des rencontres régionales de Communautés de Laïcs, des échanges de ressources, un partage de documents, de comptes-rendus, etc. et peut-être des réunions occasionnelles de plusieurs groupes. Le Comité a la responsabilité de préparer les documents fondamentaux en vue de l’établissement permanent de l’Association lors pour la prochaine Rencontre Internationale, avec la participation de toutes les Communautés de Laïcs Cisterciens existantes. On donne aussi l’autorité au Comité International pour harmoniser le texte sur l’Identité Laïque Cistercienne dans les diverses langues. ![]() Identité laïque cistercienne (Huerta 2008)
(Version finale) Identité laïque cistercienne Synthèse finale rédigée à partir des trois synthèses reçues, fruit du travail des communautés laïques cisterciennes anglophones, francophones, hispanophones et finalisée à Santa María de Huerta, Espagne, le 6 juin 2008. 1. Vocation laïque cistercienne. De façon individuelle, l’on reconnaît un appel personnel vécu de façon communautaire comme un don de Dieu. Nous le définissons comme un appel à être des témoins actifs du Christ et de son Église, au milieu du monde, en donnant un témoignage priant et contemplatif dans une vie définie par les valeurs propres du charisme cistercien, sous la conduite de 2. La vie cistercienne laïque 2.1 Nous sommes convaincus que la spiritualité cistercienne peut être adaptée à un mode de vie laïque et, bien qu’il soit très clair que les deux modes de vie -- monastique et laïque --, sont différents, ils sont complémentaires. Ainsi est mise en lumière la vitalité de la vie monastique ; et les laïcs trouvent dans la spiritualité cistercienne une façon de vivre dans le monde avec un plus grand engagement et une plus grande profondeur spirituelle. Il y a unanimité à reconnaître que le charisme cistercien peut être vécu hors du monastère . 2.2 Il y a une grande diversité dans les pratiques de la vie laíque cistercienne, mais bien que les formes soient différentes, les mêmes moyens sont utilisés pour un unique but : la recherche de Dieu. 2.3 Toutes les valeurs et pratiques cisterciennes sont un chemin de libération et de conversion intérieure et peuvent être incorporées à la vie des laïcs: Prière et louange Confiance et abandon à Dieu Humilité Obéissance Pauvreté Chasteté Austérité Simplicité de vie Équilibre de vie Silence et solitude Travail Hospitalité et service Stabilité Simplicité Joie 2.4 Cette unification intérieure, ce chemin de conversion et ce désir d’incarnation, naissent et se concrétisent dans le choix de « ne rien préférer à l’amour du Christ » (RB 72), vivant dans le monde sans être du monde (Cf. Jean 17, 9-16). 2.5 Nous faisons l’expérience d’une transformation tant intérieure qu’extérieure (conversatio morum), qui se manifeste dans la fréquentation assidue des sacrements, dont le centre est l’Eucharistie ; dans l’étude priante de l’Écriture sous forme de Lectio Divina ; dans la fidélité à l’Office Divin ; dans la dévotion filiale à 2.6 La dimension cénobitique de notre vie cistercienne laïque s’exprime dans l’union spirituelle que nous vivons avec tous les membres de notre communauté, aussi bien laïque que monastique, et dans une vie plus ascétique qui nous donne d’être unis à notre communauté par la prière, le travail et la liturgie même quand nous en sommes séparés physiquement. 2.7 Notre mission, en tant que Laïcs Cisterciens, se réalise dans notre témoignage indépendamment de notre implication ou non dans diverses activités apostoliques ou sociales. L’élément fondamental de la vie du Laïc Cistercien consiste à trouver un équilibre entre les temps de prière et de travail 3. La communauté laïque cistercienne 3.1 L’expérience de communauté s’exprime comme la naissance d’une nouvelle famille dans laquelle on reçoit aide et force pour vivre dans l’espérance et sans peur l’engagement chrétien. Nous faisons l’expérience que prier ensemble crée la communion, nous unit dans la distance et nous réconforte. Le lien le plus fort est d’avoir été unis par l’Esprit Saint dans une même recherche : la recherche de Dieu et en conséquence la communauté contribue à l’enrichissement personnel par la transmission de valeurs entre tous les membres. Notre découverte de 3.2 Pour la majorité des fraternités il est fondamental que le désir et la décision personnels qui les portent à répondre à l’appel de Dieu à cette vocation laïque cistercienne soit officialisés par un certain type d’engagement devant les communautés monastique et laïque. 3.3 Il existe une grande diversité de formes d’organisation des communautés. On peut constater que certaines communautés sont plus hésitantes à créer des structures. 4. Les liens avec le monastère et avec 4.1 La communauté monastique est l’héritière du charisme cistercien dans sa forme actuelle. Les communautés laïques cisterciennes, par leur communion avec une communauté monastique, reçoivent des moines et des moniales formation et lumière sur le chemin. Les liens concrets qui nous unissent à la communauté monastique, ainsi que la façon de décrire ces liens, sont différents de l’un à l’autre. 4.2 Les deux communautés, monastique et laïque, sont perçues comme une seule famille avec des formes de vie différentes, mais pour tous, la différence entre moines et laïcs est très claire. 4.3 Pour tous les groupes, c’est la communauté monastique, représentée par son Abbé (Abbesse) qui reconnaît en eux le charisme et leur confère leur appartenance à la famille cistercienne, selon la nature des liens qui les unissent. 4.4 Il est commun à toutes les communautés et à tous leurs membres de percevoir le monastère comme leur propre maison et le lieu concret où le Seigneur unit de façon spéciale les deux communautés, laïque et monastique, et tous les membres entre eux. L’hospitalité des moines et des moniales rend présent l’Amour de Dieu. 4.5 Le fait d’être Laïcs Cisterciens ne nous confère pas de privilèges dans notre relation avec la communauté monastique mais nous rend conscients de nos devoirs et de nos responsabilités. 4.6 Nos communautés laïques se rencontrent, avec des fréquences différentes, dans le monastère. Nous y recevons une formation, nous apprenons à nous aimer mutuellement, dans une nouvelle forme de relation centrée sur le Christ dans laquelle tous les membres ont été choisis et appelés par Dieu. 4.7 Moines et moniales, comme les laïcs, apprennent les uns des autres la vie fraternelle en persévérant ensemble sur le chemin de la sainteté. 4.8 Beaucoup de membres des communautés laïques viennent au monastère individuellement, mais tous sont d’accord pour affirmer que pour être Laïc Cistercien, il ne suffit pas de se sentir attiré par le monastère, mais qu’il est nécessaire d’appartenir à une communauté. 5. Épilogue 5.1 Nous croyons que les communautés laïques cisterciennes sont l’œuvre de l’Esprit Saint, En effet, il y a une totale communion dans leur façon de vivre et de comprendre le charisme laïc cistercien malgré le peu de communication entre elles. Nous sommes tous d’accord pour affirmer que, dans le laïcat cistercien, le charisme cistercien qui, durant 900 ans a été exclusivement monastique, a trouvé, de par la grâce de Dieu, un nouveau mode d’expression. 5.2 On trouve dans toutes les communautés laïques cisterciennes, le désir de respecter et maintenir la diversité dans tout qui ne brise pas la communion : vivre un même charisme dans la diversité des expressions, unies sur l’essentiel. Appelés et transformés par le Christ ¡Maríe! ¡Rabouni! ![]() Comité de Direction
Me voici devant vous après une semaine passée à Huerta pour préparer la quatrième Rencontre Internationale (R.I) d es Laïcs Cisterciens, du 9 au 16 Septembre 2007. I PRESENTATION DES GROUPES (Annexe1 : House report) Afin de bien nous connaître les uns les autres, chaque groupe est invité à compléter le document joint en annexe 1, et me le retourner pour le 15 Décembre 2007. Dennis le publiera sur le Web au plus tard, le 20 Décembre 2007. Chaque groupe a la possibilité, s’il le désire, d’envoyer son rapport en Anglais et en Espagnol. Nous aurons ainsi sur le site, un document d’environ 150 pages décrivant tous les groupes existant aujourd’hui. Nous en imprimerons un seul exemplaire, consultable sur place pendant la R.I, mais chaque groupe a la possibilité de faire une impression et de l’apporter à Huerta. II LA CHARTE Pour les groupes qui ont rédigé une Charte, il serait bon qu’ils me l’envoient afin que Dennis les inclue dans le site, avec la description du groupe, telle qu’elle existe à ce jour. Ce travail doit être achevé pour le 20 Janvier 2008 III LE VOYAGE Deux lieux d’arrivée sont possibles pour ceux qui ne viendront pas avec leur propre véhicule : Il faudra donc, impérativement, lors de votre inscription, préciser le lieu et l’heure de votre arrivée, afin de bien coordonner les transports jusqu’à Huerta. IV PARTICIPATION ET COUT Les inscriptions se feront du 1er Janvier au 1er Avril. Elles seront effectives à la réception du montant de la participation. Nous vous confirmons le coût de 600 euro par personne pour la semaine, incluant : Nous serons logés dans un collège situé tout à côté de l’Abbaye, dans ce petit village de Sta Maria de Huerta. Nous aurons des chambres individuelles, ou chambres de deux et trois personnes. Nous y prendrons nos repas, et nous aurons les salles de travail en petits groupes. Les Sœurs du Sacré Cœur qui tiennent cet établissement ont montré, lors de la visite du lieu, un profond souci de tout mettre en œuvre afin que notre rencontre se déroule au mieux. Pour chaque groupe, deux personnes laïques peuvent participer, ainsi que le moine ou moniale accompagnant(e) si cela lui est possible. Aucune dérogation ne sera acceptée, dans un souci d’équilibre et d’équité entre les groupes. Pour chaque délégation un seul a le pouvoir de voter. Il sera investi de la confiance de son groupe, et à même de pouvoir infléchir ses choix de vote compte tenu des évolutions dans les échanges, et à les argumenter à son retour, bien évidemment. Il n’y aura pas de délégation de pouvoir de vote. V MESSES ET OFFICES La R.I débutera le Dimanche 1er Juin par une Messe Solennelle à 11h. Chaque jour, les horaires des Offices de l’Abbaye sont : Une messe en français sera célébrée le Vendredi 6 Juin. Il nous appartient donc d’en préparer les chants. Ceux qui veulent s’en charger peuvent déjà y réfléchir. Nous en reparlerons. Nous prierons ensemble les petites heures de manière différente selon que nous seront en séance plénière ou en travail de petits groupes. Nous vous recommandons de ne pas oublier vos bibles et psautiers personnels. VI TRAVAIL EN PETITS GROUPES Nous aurons trois sessions de travail en petits groupes, français, espagnols, anglais. Après avoir prié les Petites Heures, nous nous séparerons en groupes de 10 à 12 personnes, constitués par tirage au sort. Dans chaque groupe seront élus un modérateur, qui devra s’assurer que chacun puisse s’exprimer, et un secrétaire qui aura pour mission de rédiger et rapporter le compte rendu de son groupe. Les groupes se réuniront par langue pour rédiger en commun leur rapport pour la séance plénière. Au cours de la séance plénière seront donc entendus un rapport en Espagnol, un en Français, un en Anglais. VII AGENDA DELA R.I (Annexe 2) Vous trouverez en annexe 2 le programme de la RI. Il est bien évident qu’il s’agit d’une rencontre que nous allons réaliser tous ensemble et que, sans aucun doute, des ajustements seront nécessaires dans son déroulement. Mais il faut également partir avec une idée assez précise des objectifs que nous voulons atteindre. Les séances plénières de nos rencontres se dérouleront dans le magnifique réfectoire du XIIème siècle de l’Abbaye. La R.I s’achèvera le Samedi par une Messe célébrée à 11h, animée par une chorale appartenant à la Fraternité de Huerta. Après la Messe ils donneront un concert. Après le repas viendront le temps des au-revoir et des départs. VIII NOS INVITES CONCLUSION Voilà, chers amis, ce que nous avons fait. Le Samedi matin, Dom Armand nous a quittés pour rejoindre Scourmont. Quant à nous trois, nous avons été invités à partager la journée de rencontre des Laïcs de Huerta. Durant la messe célébrée à 12h30, deux membres de la Fraternité ont prononcé leur engagement. Le Samedi après-midi, nous avons eu une rencontre d’échanges très riches et très profonds. La Fraternité de Huerta est très motivée et très responsable pour apporter sa contribution à la réussite de la R.I. Sans eux, rien ne pourrait se faire. Le climat de collaboration est excellent. Nous avons eu l’opportunité, à l’invitation de Dom Isidoro, de rencontrer la communauté monastique le Jeudi soir avant Complies. J’ai été impressionnée par l’ouverture de cœur de cette communauté qui semble avoir intégré que, dans le respect des états de vie de chacun, le partage du charisme cistercien est une réalité et une richesse pour chacun. Pour ma part, élue pour trois ans à Clairvaux, avec pour mission de préparer la prochaine R.I, c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai rencontré Dom Armand, Tian et Dennis. Grâce à eux, j’ai beaucoup appris, beaucoup reçu. ![]() Compte-rendu de la réunion (11 au 15 Septembre 2006)
Compte-rendu de la réunion du Comité International à Scourmont, du 11 au 15 Septembre 2007 Etaient présents: Tina Parayre, Marie-Christine Rossignol, Dennis Day, et Dom Armand Veilleux, chargé de la liaison pour l’OCSO. La prochaine rencontre du Comité International a été fixée à Huerta du 10 au 17 Septembre 2007. ![]() Rencontre d’Assises (October 17 — 22, 2005)
RENCONTRE D’ASSISES Présents ; Dennis Day ; Tina Parayre ; Marie-Christine Rossignol ![]() De Dom Bernardo...Chère Tina: Merci de m’avoir envoyé les documents que je vais pouvoir lire dans le calme. Bien entendu, votre présence au Chapitre sera un grand pas en avant. Quand nous avons procédé à l’élection de notre "liaison", Dom Armand de Scourmont a été choisi; il connait particulièrement bien l’évolution des Laïcs Cisterciens et j’avais espoir qu’il serait un bon relais. Cette information est à partager avec tout le Comité et peut être considérée comme une information officielle. C’est à vous, par vous mêmes, d’entrer en contact avec Dom Armand, vous pouvez lui écrire en Espagnol sans problèmes (il parle Français, Anglais, Italien et aussi Allemand....) Famille Cistercienne
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